La veille du 1er janvier (je ne dirai pas le soir du réveillon) je suis allé au
cybercafé publier mon dernier article, pour souhaiter une bonne année à tous les internautes. Et voila minuit passé de 10 minutes, un type assis à coté de moi, m'a demandé l'heure, je lui ai
répondu naïvement qu'on est déjà en 2008, il m'a regardé d'un air qui dit qu'il n'a "rien à f… du nouvel an", et qu'il voulait juste savoir l'heure, rien d'autre, en me remerciant d'une manière
qui veut dire : "Merci, espèce de fayot".
Cinq minutes après, j'ai quitté le cybercafé, je voulais me balader un peu, question de respirer et de savourer les premières heures de
l'année, (eh oui je suis "maladivement" romantique). Les rues étaient désertes, je dirais plutôt abandonnées, car elles attendaient une certaines ambiance, elles souhaitaient voir ces gens qui
l'arpentent le jour, puissent sortir ce soir là, juste pour se souhaiter une bonne année et se dire tant qu'on est toujours vivant, il faut toujours garder l'espoir et dire que demain ça ira
mieux. Mais ce n'était pas le cas, d'ailleurs, ça n'a jamais été le cas, mais au moins avant on en parlait, et on se souhaitait bonne année, ce qui est devenu rare ces temps ci.
Une idée se propage de plus en plus, est que cette fête, n'est pas la nôtre, cette idée est le produit de "ces gens" qui font la pluie…
et le mauvais temps. Ces gens qui ne veulent pas voir le bonheur et la gaîté autour d'eux, des gens qui essayent à tout pris de nous complexer, et nous convaincre que le bonheur c'est dans
l'au-delà, et que cette vie n'est pas la nôtre, mais plutôt celle des autres c'est-à-dire ceux qui ne sont pas de la même confession que nous, mais nous on doit attendre la mort qui nous mènera
vers l'au-delà qui sera radieux, ça sera le "Paradis". Donc il faut les suivre et faire ce qu'ils exigent de nous, puisque c'est le "Divin", d'après eux, qui veut ça, alors la vie n'a aucune
valeur. Le seul sens qu'elle a, c'est de se préparer pour l'au-delà, et d'accepter la fatalité.
Ces gens là, finalement, ont gagné car il ont convaincu le monde que la vie ne vaut pas d'être vécu, puisqu'il y a même ceux qui sont
prêt à se sacrifier pour la détruire. On entend souvent dire, en parlant de la fête, que le cœur n'y est pas, et là je confirme ce que j'ai dis précédemment, il ont gagné, il seront toujours les
gagnants tant qu'on a toujours cet état d'esprit. Il seront toujours gagnant tant qu'on ne reconnaît pas que la nature a horreur de trois choses : Le vide, l'immobilisme, et
l'uniformité.
Je me disperse, peut-être, dans mes idées parceque je me pose toujours cette question : Pourquoi laisser ces gens, décider de notre vie
? Pourquoi c'est eux, qui prennent la place du Divin, pour décider qui est le bon et qui le méchant, comment devrait-on vivre, et comment devrait-on mourir ? Et je dirais même, quand devrait-on
mourir ?
On a décidé, ici, de ne plus "vivre", d'attendre la mort et de se dire "c'est ça la vie", je ne sais pas de quelle vie il parle, car la
mienne elle commence toujours par un lever de soleil qui me salue même à travers les nuages, et le soir me quitte comme un amoureux qui dit "au revoir" à sa bien aimée. Dans la mienne on y
respire un air composé de musiques et de parfums. Dans la mienne, même si le temps s'arrête, ce n'est qu'à travers une image ou une photo pour savourer les beaux instants de ce monde. Dans la
mienne, quand je suis en face de quelqu'un différent de moi, ça ne peut que me réjouir et m'enrichir et non pas me faire peur parce qu'il ne me ressemble pas.
J'ai envi de dire à ces gens là, allez vers votre "paradis", et laissez le divin décider de mon enfer. Pour l'instant, je ne me
contente pas seulement d'êtres "dans" la vie…..Je vis !
par fouzol
publié dans :
Coups de gueule
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